lundi 19 septembre 2016

L’enseignement moderne peut-il remplacé l’enseignement traditionnel?

Le rapport au savoir étant marqué par l’histoire des sociétés, nous incite à nous questionner sur l’ère de la technologie qui nous invite à l’enseignement moderne.  
Lévy (1997) décrit que dans les sociétés d’avant le rapport au savoir était lié à la transmission orale de génération en génération, ce qui rejoint la façon de faire de toute une société qui transmettait un savoir de père en fils. De plus, le plus vieux d’une famille était considéré comme étant un « sage », un « savant », un « transmetteur de savoir ».
Au fil du temps, ce rapport au savoir laisse place à l’écriture et au livre, qui deviennent les emblèmes de savoir, de connaissance.
Bien plus tard, le rapport au savoir lié à la transmission orale, à l’écriture et au livre fait place à la bibliothèque; une tête bien pleine.
Aujourd’hui le rapport au savoir est lié à la médiatisation des technologies d’apprentissages (TICs). Ce qui amène un changement de paradigme dans la transmission du savoir.
Depuis des siècles, l’enseignement en présentiel (magistral) est le mode connu et utilisé par la totalité des enseignants. Ces derniers sont responsables du contenu de leur cours et assument leur fonction d’enseignement autour des procédés (horaire, salle de cours…), définis par leur institution. L’apprentissage se fait via un livre. Par ailleurs, les apprenants d’aujourd’hui supportent de moins en moins ce type d’enseignement dit rigide, Marchand (1998).  
Pour rendre l’enseignement plus interactif, l’enseignement d’aujourd’hui se veut médiatiser. Ce qui contraint les enseignants à modifier leurs approches pédagogiques, à apprendre et à maitriser les nouvelles technologies. Il revient à se demander si les enseignants, les institutions d’enseignements actuels sont prêts à ce changement de paradigme? Pour rejoindre Marchand (1998), s’allier à cette révolution technologique que vit la société actuelle est une adaptation en soi, car cela demande d’en faire l’attribution et de s’ouvrir à cette éducation moderne. Il revient à dire que l’adaptation de l’enseignement au contexte moderne semble être une réponse au besoin de certains apprenants qui trouvent l’accessibilité au savoir rapide et immédiat par la navigation des technologies.
Il est évident de se questionner sur ce changement de paradigme, puisque plusieurs chercheurs, défenseurs de cette éducation moderne, tel que Myrdal, (1994) avance que les avantages l’emportent sur les inconvénients. Ces technologies permettent une démocratisation de l’enseignement, une flexibilité et une transparence du processus éducatif. Pour citer Marchand (1998) : «  ces technologies amènent de nouvelles façons de penser, de communiquer, d’élaborer les savoirs, elles font appel au raisonnement, à la connaissance par exploration, à la simulation, à la résolution de problèmes. Elles obligent à développer de nouvelles habiletés sociales comme l’autonomie, la communication avec d’autres apprenants, la collaboration, l’échange d’informations, le travail collaboratif, …, les essais et erreurs en groupe, ... Elles favorisent le développement de compétences d’autoapprentissage. »
Il convient de dire que l’enseignement moderne permet aux apprenants de s’engager dans leur apprentissage, de chercher à se représenter l’enseignement et à lui en donner un sens, afin de s’engager dans une démarche « d’apprendre à apprendre ». Toutefois, il faut se rendre à l’évidence que l’enseignement traditionnel n’est pas prêt à disparaître. 
Lévy, Pierre. (1997).  Cyberculture. Éditions Odile Jacob, Paris.

Marchand, Louise. (1998).  Un changement de paradigme pour un enseignement universitaire moderne. dans DistanceS, vol. 2, n 2, p. 7-26 Automne.
source Internet :
http://cqfd.teluq.uquebec.ca/Activites/DistanceS/dist_ant_/Vol2N2/vol2n2.html

Myrdal, S. (1994). « Teacher Education On-Line : What Guets lost in Electronic communication ? ». In Educationnal Media International, vol. 31 n1 p46-52 March.





De D.J

1 commentaire:

  1. Bonjour, merci d’avoir partagé votre réflexion sur l'université et des distinctions, pour reprendre ce que vous avez mentionné, entre l'enseignement magistral et moderne. Je suis entièrement d'accord avec l'idée que vous avez soulevée sur le fait que le rapport au savoir a évolué avec les technologies.

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