Le rapport au savoir étant marqué
par l’histoire des sociétés, nous incite à nous questionner sur l’ère de la
technologie qui nous invite à l’enseignement moderne.
Lévy (1997) décrit que dans les
sociétés d’avant le rapport au savoir était lié à la transmission orale de
génération en génération, ce qui rejoint la façon de faire de toute une société
qui transmettait un savoir de père en fils. De plus, le plus vieux d’une
famille était considéré comme étant un « sage », un « savant »,
un « transmetteur de savoir ».
Au fil du temps, ce rapport au
savoir laisse place à l’écriture et au livre, qui deviennent les emblèmes de
savoir, de connaissance.
Bien plus tard, le rapport au
savoir lié à la transmission orale, à l’écriture et au livre fait place à la
bibliothèque; une tête bien pleine.
Aujourd’hui le rapport au savoir
est lié à la médiatisation des technologies d’apprentissages (TICs). Ce qui
amène un changement de paradigme dans la transmission du savoir.
Depuis des siècles,
l’enseignement en présentiel (magistral) est le mode connu et utilisé par la totalité
des enseignants. Ces derniers sont responsables du contenu de leur cours et assument
leur fonction d’enseignement autour des procédés (horaire, salle de cours…), définis
par leur institution. L’apprentissage se fait via un livre. Par ailleurs, les
apprenants d’aujourd’hui supportent de moins en moins ce type d’enseignement
dit rigide, Marchand (1998).
Pour rendre l’enseignement plus
interactif, l’enseignement d’aujourd’hui se veut médiatiser. Ce qui contraint les
enseignants à modifier leurs approches pédagogiques, à apprendre et à maitriser
les nouvelles technologies. Il revient à se demander si les enseignants, les
institutions d’enseignements actuels sont prêts à ce changement de paradigme?
Pour rejoindre Marchand (1998), s’allier à cette révolution technologique que
vit la société actuelle est une adaptation en soi, car cela demande d’en faire l’attribution
et de s’ouvrir à cette éducation moderne. Il revient à dire que l’adaptation de
l’enseignement au contexte moderne semble être une réponse au besoin de
certains apprenants qui trouvent l’accessibilité au savoir rapide et immédiat
par la navigation des technologies.
Il est évident de se questionner
sur ce changement de paradigme, puisque plusieurs chercheurs, défenseurs de
cette éducation moderne, tel que Myrdal, (1994) avance que les avantages
l’emportent sur les inconvénients. Ces technologies permettent une
démocratisation de l’enseignement, une flexibilité et une transparence du
processus éducatif. Pour citer Marchand (1998) : « ces technologies
amènent de nouvelles façons de penser, de communiquer, d’élaborer les savoirs,
elles font appel au raisonnement, à la connaissance par exploration, à la
simulation, à la résolution de problèmes. Elles obligent à développer de
nouvelles habiletés sociales comme l’autonomie, la communication avec d’autres
apprenants, la collaboration, l’échange d’informations, le travail
collaboratif, …, les essais et erreurs en groupe, ... Elles favorisent le
développement de compétences d’autoapprentissage. »
Il convient de dire que
l’enseignement moderne permet aux apprenants de s’engager dans leur
apprentissage, de chercher à se représenter l’enseignement et à lui en donner
un sens, afin de s’engager dans une démarche « d’apprendre à
apprendre ». Toutefois, il faut se rendre à l’évidence que l’enseignement
traditionnel n’est pas prêt à disparaître.
Lévy, Pierre.
(1997). Cyberculture. Éditions Odile Jacob, Paris.
Marchand, Louise.
(1998). Un changement de paradigme pour un enseignement universitaire moderne. dans DistanceS,
vol. 2, n 2, p. 7-26 Automne.
source Internet :
http://cqfd.teluq.uquebec.ca/Activites/DistanceS/dist_ant_/Vol2N2/vol2n2.html
Myrdal, S. (1994). « Teacher
Education On-Line : What Guets lost in Electronic
communication ? ». In Educationnal Media International, vol.
31 n1 p46-52 March.
De D.J
Bonjour, merci d’avoir partagé votre réflexion sur l'université et des distinctions, pour reprendre ce que vous avez mentionné, entre l'enseignement magistral et moderne. Je suis entièrement d'accord avec l'idée que vous avez soulevée sur le fait que le rapport au savoir a évolué avec les technologies.
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