Suite
aux différentes lectures portées sur les théories de l’apprentissage tels le behaviorisme, le cognitivisme et le constructivisme (Tardif,
1997; Jonnaert, 2006; Ertmer et Newby, 2013; Ménard et St-Pierre, 2014), j’avance qu’Apprendre est un
terme qui selon plusieurs auteurs a divers sens. Selon les tenants de l'approche
constructiviste « Apprendre c'est
construire et organiser ses connaissances par son action propre. C'est -à dire,
apprendre constitue un processus individuel. Pour se faire, l'apprenant a
souvent besoin d'interagir avec son milieu ». Dans un processus
socioculturel, Poteaux (2003) abonde en ce sens pour dire qu'« Apprendre
c'est d'abord agir et interagir avec son environnement, et pour les humains,
dans un milieu social et culturel qui en donne les motifs, les raisons et les
moyens ».
Dans
un processus de transformation, l'approche cognitive considère l'apprentissage
essentiellement comme un processus de traitement de l'information qui est de
nature affective et cognitive.
Inspiré du béhaviorisme,
l’apprentissage est vu comme la mise en relation entre un évènement provoqué
par l'extérieur (stimulus) et une réaction adéquate du sujet, qui cause un
changement de comportement qui est persistant, mesurable, et spécifique ou
permet à l’individu de formuler une nouvelle construction mentale ou réviser
une construction mentale préalable.
Selon
moi ces textes résument une réflexion sur l'apprendre et les modalités de
l’enseignement. Tout compte fait, l’apprentissage en enseignement
peut donner lieu à une expérience. Je prends l’exemple des propos
de Glasersfeld (1994) « l’enfant
qui a apprivoisé l’usage de la cuillère peut tenter d’utiliser la fourchette
qu’on lui présente, de la même manière. » L’enfant utilise, donc, la
connaissance de la manière de tenir la cuillère pour tenir la fourchette. Il s’agit d’un transfert de connaissance qui est relié d’une
théorie à la pratique. En effet, l'intérêt à ce que l'on a besoin d'apprendre est très important.
L’apprentissage
à l’origine du constructivisme m’interpelle dans le sens que je crois que l’apprenant
à travers les connaissances acquises construit son savoir, son évolution se fait à
partir de son expérience vécue.
Dans
le cadre de mon enseignement où les cours sont reliés aux stages, je me permets
de dire qu’en entrant en
relation avec l’environnement (milieux de stage), l’apprenant élargit son expérience
et fait une intériorisation du savoir. Ce qui rejoint la théorie de Vygostky (Bodrova,
2007), les meilleures conditions à l’apprentissage
sont dans la zone de développement proximale de l’apprenant et résident dans
l’équilibre du connu vers l’inconnu.
Mon
vœu le plus cher c’est que mon enseignement soit significatif. J’entends par
significatif le souci de prévoir des stratégies visant à rendre mes apprenants
actifs.
Références
Bodrova, E. et Deborah L. (2007). Tools of the mind : the Vygotskian approach to early childhood education, 2nd. Upper Saddle River, N.J.: Pearson/Merrill Prentice Hall, xix, 235 p.
Ertmer, P.A. et Newby, T.J. (2013) Behaviorism, Cognitivism, Constructivism : comparing Critical Features from an Instructional Design Perspective. Performance Improvement Quarterly, 26(2), 43-71.
Joannert, P. (2006) Constructivisme, connaissances et savoirs. Transfert,
3, 5-9.
Ménard, L. et St-Pierre, L. (2014). Paradigmes et théories qui guident
l’action. Dans Se former en pédagogie de l’enseignement supérieur (pp.17-34).
Montréal : Collection PERFORMA AQPC.
Poteaux, N. (2003).
L’autoformation à l’université : de quelques éléments dialectiques. In Albero,
B., Autoformation et enseignement supérieur. Paris, Hermès, p.131-140.
Tardif, J. (1997) La construction des connaissances. Pédagogie
collégiale, 11(2), 14-19.